Des
histoires d'amour, de haine, de fantômes, de règlements de comptes avec
les autres ou avec soi-même. Qu'il s'agisse de chasser les mauvais
esprits d'un nouvel appartement, de faire des rencontres
cauchemardesques dans les toilettes d'un café, de manger de la pâtée
pour chats, des faire des suppositions sur la vie sexuelle des
voisins de palier, de prendre Dieu pour amant ou d'ôter une arête de la
gorge d'un inconnu qui s'étrangle, le quotidien islandais de l'auteure
ne manque pas de sel.
Le fantastique n'est pas loin, en
embusquade de ces scènes dont la finalité semble nous échapper, mais
qui laissent un indéfinissable sentiment de satisfaction, comme si l'on
avait compris quelque chose à notre insu.
Gudrun
Eva Mínervudottir naît en 1976 à Reykjavík. Elle suit d'abord sa mère,
professeur de piano, de village en village à travers le pays, puis
réintègre la capitale en 1993 pour entrer au lycée et travailler comme
barmaid. En 1998, paraît le recueil de nouvelles Á meðan hann horfir á
þig ertu María mey (Pendant qu'il te regarde, tu es la Vierge Marie),
très bien accueilli par la critique, dont sont tirées les six histoires
de notre spectacle.